Camps d'hier et d'aujourd'hui

Date de l'article : 25.09.2020 - 01:00
Auteur : Clément Vaché
En résumé : C’est un véritable bonheur que de pouvoir envoyer, 40 ans plus tard, mes enfants dans le même camp de vacances où je passais, moi même, mes étés. Et me voilà plongé dans mes souvenirs, c’était il y a bien longtemps mais je voudrais partager avec vous certaines choses que j’ai vécu pendant ces camps, je remercie mon frère Julien, qui m’a aidé à reconstituer ces quelques souvenirs.
L'article :

Ma fille et mon fils viennent de passer un séjour merveilleux en Lozère, découvrant la beauté de la nature, la diversité des insectes et la vie douce loin des parents..


C’est un véritable bonheur que de pouvoir envoyer, 40 ans plus tard, mes enfants dans le même camp de vacances où je passais, moi même, mes étés. Et me voilà plongé dans mes souvenirs, c’était il y a bien longtemps mais je voudrais partager avec vous certaines choses que j’ai vécu pendant ces camps, je remercie mon frère Julien, qui m’a aidé à reconstituer ces quelques souvenirs. 


La première différence c’est qu’à mon époque nous faisions le camp au mas de l’Euzière, un hameau perché, entouré de chênes verts près d’Anduze ; il faisait très chaud en été et nous dormions sous des marabouts pouvant abriter une vingtaines d’enfants, de véritables cocottes-minute ! Les conditions de sécurité n’étaient pas véritablement des contraintes à l’époque et j’ai le souvenir de voyages entassés avec mes camarades dans un fourgon J7 Peugeot, pour aller construire des “radeaux de la Méduse” à la rivière ou dévaler les routes sinueuses des Cévennes. Pour vous décrire au mieux ces camps, c’était : Liberté, Découvertes et Inventions. Chaque camp avait son thème autour duquel nous bricolions de multiples ateliers de poterie, de danse, de musique, de théâtre, de confection d’objets ou de création de spectacles grandioses ! Le talent du chef de camp Jean-Marc Verdeil faisait que nous étions littéralement habités par les thèmes que l’on nous proposait, et je me souviens très bien avoir vécu lors de l'un de mes séjours, la fin de notre civilisation, rien de moins que cela! Tout fut, lors de ce camp, prétexte à redécouvrir les vestiges de la civilisation. Nous partions à l’aube, afin de trouver des artefacts censés prouver qu’il y avait eu une civilisation humaine, et nous en trouvions! Je me souviens également d’un majestueuse cité lacustre construite sur un lac, d’une procession épique qui nous ramena du lac jusqu’au camp en pleine nuit, je faisais partie de l’atelier percussion et nous devions enflammer le cœur de tous ces jeunes aventuriers, cela me marqua profondément au point que j’allais en faire mon métier. Le soir les veillées au coin du feu furent aussi des moments d’illusions merveilleuses, de camaraderie, de magie et de poésie que jamais la télévision ne pourra approcher. 


Cela je le partage maintenant avec mes enfants qui m’ont raconté à leur retour l’histoire de la bête du Gévaudan, la boucle est bouclée.



Clément Vaché