Circuit printanier à Pignan

Date de l'article : 06.04.2020 - 07:00
Auteur : Daniel Arazo
En résumé : Balade forestière à Pignan.
L'article :

Inutile d'aller loin de Montpellier pour vivre de belles balades semi-forestières permettant, au printemps, la rencontre, entre autres, de nombreuses espèces d'oiseaux dont divers migrateurs. Il me revient le souvenir d'un circuit pour tous d'environ sept kilomètres effectué en 2019 alors que j'étais seul… ce qui favorise la discrétion, le silence et la capacité d'observation. Ce jour-là, en début de matinée, après m'être garé sur le petit parking de l'ancienne abbaye du Vignogoul de Pignan, je m'engage à sa gauche sur le chemin du Carrau.




C'est une petite route qui atteint rapidement un carrefour au niveau duquel je continue en face sur un chemin de terre qui abandonne la plaine pour pénétrer en zone semi-boisée. Après un domaine à gauche, je croise un espace ouvert sur la droite avec arbres variés avant de retrouver le couvert végétal. Un peu plus loin, c'est un nouvel enclos particulièrement bien entretenu. Je suis surpris par l'envol d'une huppe fasciée (Upupa epops).



Ce magnifique oiseau arrive chez nous assez tôt dans l'année, à peu près en même temps que le coucou-geai (Clamator glandarius) qui parasite principalement les nids de pie (Pica pica) et se caractérise par ses cris reconnaissables à distance.


Explosion végétale

Le chemin évolue entre murets et boisements envahissant d'anciens terrains cultivés abandonnés depuis longtemps. Rapidement, une petite plaine apparaît, et l'environnement s'ouvre sur des vignes. J'accède à une bifurcation et continue tout droit en délaissant le chemin de gauche. Cette fois-ci, je marche sur une route quelque peu dégradée qui entame peu après une courbe à gauche. Mon regard est alors attiré par le passage d'un vol migratoire de milans noirs (Milvus migrans). Superbe vision ! Je pense alors au milan royal (Milvus milvus) qui remonte un peu plus tard d'Afrique.

La petite route en rejoint une autre sur laquelle je pars à gauche. C'est alors que, non loin, j'aperçois un groupe de guêpiers d'Europe (Merops apiaster) dont les cris sont particulièrement reconnaissables à distance.




Décidément, la chance est avec moi car, en m'avançant, je distingue à petite distance, un rollier d'Europe (Coracias garrulus) perché sur un câble. Ce migrateur, caractéristique par sa forme et sa couleur, est censé arriver un peu plus tard chez nous. Serait-ce lié au réchauffement climatique ?


Paysage méditerranéen

En poursuivant tout droit en milieu ouvert, j'atteins ensuite, après un petit bois et une courte côte, un magnifique paysage de vignes et oliviers encadrés par de vieux murets. Avec une pointe de soleil, c'est une image de toute beauté.




Rapidement, une bifurcation apparaît avec une route à droite et, en face, un chemin dans la frondaison. C'est lui que j'emprunte pour constater qu'ici aussi, de très nombreuses parcelles abandonnées sont envahies par divers arbustes, notamment le sumac des corroyeurs (Rhus coriaria). Ce chemin rejoint une petite route sur laquelle je pars à droite tout en descendant. Quelques propriétés apparaissent. En atteignant une voie goudronnée perpendiculaire, je poursuis à gauche, toujours en descente. Soudain, je m'arrête, ayant cru entendre l'expression caractéristique à trois notes du loriot d'Europe (Oriolus oriolus).




Rapidement, je récupère à gauche une route bordée au départ de figuiers de barbarie (Opuntia ficus-indica) et, peu après, de quelques belles oliveraies. Je retrouve enfin la croisée correspondant à mon axe de départ. En partant à droite, je rejoins vite le parking.

Comment s'y rendre ?

Au niveau de Juvignac, suivre la direction St-Georges-d'Orques. À l'entrée, prendre la direction Pignan. En quittant St-Georges, on aperçoit rapidement l'église abbatiale sur la droite. Se garer sur son petit parking.



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