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Des fourmis couturières...

Date de l'article : 21.03.2019
Auteur : Sabri et Sylvie
En résumé : Le 23 janvier dernier, Luc Gomel est venu nous parler du fabuleux monde des fourmis. Il nous a appris de nombreuses choses sur leur biologie et sur leurs modes de vie parfois très originaux.
L'article :

Nous avons ainsi découvert qu'il existe des fourmis bonbonnes, à l'abdomen gonflé de nectar, et qui sont consommées comme des friandises en Australie, des fourmis magnans, ou mangeuses d'hommes, qui se déplacent en colonnes de 20cm de large puis s'installent en bivouac et patrouillent à la recherche de proies vivantes, des fourmis esclavagistes, guerrières qui volent des cocons dans les fourmilières d'autres espèces pour utiliser les ouvrières comme domestiques, des fourmis de feu, aux piqûres très douloureuses, qui sont capables d'échapper aux inondations en se rassemblant en radeaux...

D'autres espèces font dans la construction, telles les fourmis des bois qui accumulent des dômes d'aiguilles de pins, ou les fourmis champignonnistes qui broient feuilles et fleurs pour en faire des meules de culture de champignons. Encore plus spectaculaire, les fourmis tisserandes. Présentes en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Australie, ces colonies se regroupent en grappes pour connecter deux feuilles. En quittant peu à peu la grappe, elles rapprochent les feuilles bord à bord ; à la fin, il ne reste plus qu'une rangée de fourmis-agrafes qui maintiennent les deux feuilles accrochées. Commence alors l'opération couture... pas avec n'importe quel fil, avec de la soie ! Ce sont les larves qui fournissent le matériau : elles produisent en effet de la soie qui, chez les espèces non-tisserandes, leur sert à fabriquer un cocon. Ici, l'ouvrière tisserande attrape une larve prête à tisser et applique sa tête sur une feuille, puis sur l'autre et ainsi de suite, déroulant ainsi le fil de soie qui durcit en séchant. La nymphe se retrouve donc nue ! Une fois que le fil est sec et rigide, les fourmis-agrafes quittent leur poste ; le nid est prêt !

Sabri et Sylvie

Dessin : William Augel


Sabri Hurtrez, 12 ans, est le junior du groupe faune dont il est un des membres fidèles depuis le début. Sylvie, sa maman, est coprésidente des Écolos et enseignant-chercheur en biologie-écologie. Les deux passent beaucoup de temps dehors, notamment dans leur jardin, à regarder les plantes pousser et à observer les animaux, sauvages et domestiques.

DesFourmisCouturieres (blog), écrite par WikiAdmin
créée le 22.03.2019 à 18:01, mise à jour le 10.05.2019 à 15:14.

Élise Mouysset

Date de l'article : 21.03.2019
Auteur : Line Hermet et Hugues Ferrand
En résumé : Interview d'Elise Mouysset, directrice des Ecologistes de l'Euzière
L'article :

Bonjour Élise Mouysset, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis arrivée en juin 2015, après le départ de Jean-Paul ; j’ai 40 ans et suis originaire de l’Aveyron, plus précisément du Ségala.

Quel a été ton parcours, ta formation ?

Ingénieure agronome, j’ai commencé par le domaine agricole avec pas mal d’expériences dans différents domaines, puis j’ai été directrice de Tela Botanica. J’ai fait, par la suite, une incursion dans le secteur social au sein de la Maison de l’Emploi, et enfin je suis arrivée aux Écologistes, dont j’étais membre du Conseil d’Administration au cours de ma fonction à TB ; j’ai toujours été intéressée par le lien entre social et nature avec le désir de transmettre, ainsi que de disposer de la liberté de créer et de porter des projets.

En quoi consiste ta fonction de Directrice au sein de l’Association des EE ?

C’est faire en sorte que tout fonctionne bien dans tous les domaines d’activité, c’est assurer l’équilibre financier, c’est veiller à ce que l’équipe se sente bien. Faire aussi du lien entre le CA et l’équipe. Réfléchir à une stratégie cohérente entre les valeurs de l’association, les activités qu’on veut développer et les réalités économiques. Ma position me donne une vision globale.

Comment gères-tu l’équipe de salariés ?

L’équipe est très impliquée dans les choix collectifs, les salariés gèrent leur temps et leurs projets. Bien sûr, il faut prendre les décisions mais il y a une vraie autonomie des salariés sur leurs secteurs d’activité. J’essaie de donner quelques axes qu’il faut développer. Notre fonctionnement repose sur une approche collective et collaborative aux projets.

De façon concrète peux-tu nous indiquer les principales activités que tu mènes au cours d’une semaine type ?

Ce n’est pas linéaire, il y a beaucoup de problèmes quotidiens à régler. Le temps s’organise autour de la gestion financière qui m’oblige à faire le lien entre la comptabilité et la conduite des projets, la rencontre avec les partenaires extérieurs, l’organisation d’animations. J’interviens au niveau des éditions en partenariat avec John. Je mène aussi des projets comme l’organisation de sentiers botaniques ou du patrimoine. Il y a aussi des temps forts comme l’AG, la coordination des bilans, les demandes de subventions, les entretiens individuels en fin d’année, menés à deux mais séparément avec chaque responsable de secteur : c’est une démarche originale et complémentaire, technique et générale. C’est important que chacun ait conscience du rôle qu’il a à jouer dans l’association.

De quelle autonomie jouis-tu dans l’organisation de ton travail ? Quelles sont tes relations avec les membres du CA ?

J’ai la confiance du CA et du bureau pour engager des projets. Il y a 80 projets en étude de taille variable. Et en animation c’est de même ordre. Certains projets viennent d’appels d’offre sur lesquels, collectivement on décide de répondre. Pour les animations, nous sommes sollicités par des structures comme des écoles. Viennent en plus, des projets que nous initions et que nous avons envie de développer.

Rencontres-tu des difficultés ? Lesquelles ? De quel ordre ?

Lier nos incohérences ! Réaliser tous les projets qui nous plaisent en accord avec nos valeurs, et affronter nos contraintes économiques fortes ; comment associer cette qualité de travail avec le niveau disponible des finances afin d’obtenir un peu plus que l’équilibre, de dégager une marge minimum pour assurer une trésorerie. Et plus si possible, avoir une réserve pour financer des projets. Nous recherchons toutes les solutions de financement : contrats d’apport associatif avec les adhérents, subventions de la Région et du Département (nous ne sommes qu’à 18%), prêts bancaires, fondations…

Comment parviens-tu à concilier activité professionnelle et vie privée ?

Mes enfants sont grands, Juliette a 14 ans et Romane 11 ans, elles sont très autonomes. Par ailleurs, mon conjoint assure bien l’interface logistique ! Pour toi, quelles sont les 3 principales qualités pour exercer cette fonction ? L’adaptabilité, l’écoute et la créativité.

Qu’est-ce qui t’a le plus marquée depuis ton arrivée aux EE ?

C’est l’attachement de l’équipe à l’association, ce qui peut conduire à quelques tensions mais elles restent liées à la qualité affective de la relation...


Line Hermet, les plantes, les fleurs, m'ont toujours émerveillée. Aujourd'hui, fidèle membre des Brins de Bota, je peux m'adonner à ce qui est devenu une passion et avec eux continuer à m'émerveiller devant les plantes et leurs secrets. Au passage, un grand merci aux Ecolos pour leur contribution à la connaissance et la défense de la nature.

Hugues Ferrand, passionné depuis toujours de nature, j'ai commencé par une première sortie avec les écolos dans les années 1980 ! Les samedis bota comme les mardis soir, s'insèrent désormais dans un agenda bien chargé avec Tela Botanica et surtout l'association que je préside, La Garance Voyageuse !

EliseMouysset (blog), écrite par WikiAdmin
créée le 22.03.2019 à 17:58, mise à jour le 28.03.2019 à 11:52.

30 ans avec John

Date de l'article : 21.03.2019
Auteur : Isabelle Meynard et Luc David
En résumé : John WALSH prend sa retraite, après plus de 30 ans de bons et loyaux services dans l’association. Qui de mieux que son voisin de bureau depuis 28 ans et que celle qui l’a connu dès ses débuts aux écolos pour témoigner ?
L'article :

Le portrait que je vais vous faire de John Walsh ne va pas vous étonner. John Walsh est prétentieux. S'il avait été humble, pour passer inaperçu dans le Midi, il aurait été petit, rondouillard, le cheveu brun et dru, l'oeil noir, la peau mate.

John Walsh est un homme très fier de ses origines. Il ne s'est jamais intégré. S'il avait eu cette volonté, il se serait fait appeler simplement Jean Gallois.

En fait, John Walsh est un imposteur. Il nous fait croire qu'il est irlandais, pour donner une image exotique, mais il parle un français parfait. Il glisse bien quelquefois volontairement dans la conversation «le petite bouquin» histoire de nous embrouiller. À l'écrit, il va même jusqu'à faire semblant d'oublier le « s » au plus-que-parfait du subjonctif, faute rarissime chez un vrai français. Je l'ai rarement entendu parler anglais. D'ailleurs, il le parle très mal avec un awful french accent. Je ne serais pas étonné d'apprendre qu'il est né à Argenton sur Creuse ou à Barre-des-Cévennes. De toute façon John Walsh est nul en langues : il ne parle que l'espagnol, le brésilien, le français et quelques mots d'anglais. Cela montre quand même un intérêt pour les autres très limité.

Si seulement John Walsh avait de l'humour, cet humour typiquement britannique, qui nous rappelle que Jean-Marie Bigard est bien français ! Mais non, jamais un trait, jamais une saillie, jamais une pointe d'ironie. John Walsh est un bavard ostensible. Toujours à couper la parole des autres, sans jamais les écouter. John Walsh est autoritaire, voire tyrannique. Il ne prend jamais l'avis des autres, n'en fait toujours qu'à sa tête et impose systématiquement son point de vue à grand renfort de gueulantes retentissantes. John Walsh est un homme vaniteux. Toujours à se mettre en avant, à rechercher la gloire médiatique, à afficher son nom en gros sur ses photos. John Walsh est parfaitement individualiste et le démontre chaque jour en boudant les outils de travail collaboratif comme la galerie photo ou les wikis, qu'il ne renseigne jamais. John Walsh est nul en informatique. En 28 ans à ses côtés, je ne compte pas le nombre de fois par jour où il m'a interrompu pour me demander comment on décale une colonne sur XL, sur quel bouton il faut appuyer pour faire une copie d 'écran etc., alors que je lui avais expliqué déjà 20 fois !

Alors moi, patient je lui réexplique, calmement, sans montrer mon agacement. John Walsh n'est pas serviable. Jamais là quand on a besoin de lui, jamais disposé à donner un coup de main et s'il le fait au bout du compte, c'est en râlant. Le pire, au quotidien, c'est sa constante irritabilité, quand tu lui demandes la moindre chose. Preuve flagrante de sa filouterie éhontée et de son habileté sans scrupule, John Walsh, avec sa maîtrise de sociologie, veut nous faire croire qu'il connaît la botanique alors qu'il hésite entre Carex pseudofrigida et Carex punctata, Ah, Ah Ah, le nul ! Vous avez remarqué que John Walsh est un dilettante voire un fainéant. Il arrive très tard le matin et part très tôt le soir. Quand un livre est imprimé, il va dormir dans l'imprimerie et le matin il est aux écolos pour nous faire croire qu'il a travaillé dur. Personne n'a osé dire à John Walsh, qu'il dessinait comme un cochon. Pour lui faire plaisir, je me suis senti obligé de mettre un de ses dessins sur une plaque de lave à l'entrée de ma maison. Il faut bien ménager sa susceptibilité.

Je vois que n'êtes pas surpris de ce portrait, mais une chose m'étonne quand même : comment a-t-on supporté ce type si longtemps ?

Luc David


Quand John est arrivé aux Écolos, on savait de lui qu’il était musicien et sociologue. On savait aussi qu’il était Irlandais. Et avec Joseph qui venait de nous quitter nous croyions tout savoir sur les Irlandais. Mais bien sûr nous nous trompions, presque tout opposait Joseph et John. Quand John est arrivé aux Écolos, c’était pour prendre le poste de cuisinier. Il faisait une cuisine saine et simple, comme lui. Puis, lorsque nous sommes partis de Saint-Jean-de-Cuculles, nous n’avons plus eu besoin de cuisinier car il n’y avait plus d’accueil de groupes. Mais la curiosité et l’intelligence de John l’avaient fait s’ouvrir très vite à l’écologie en général et la botanique en particulier. Bientôt, il allait devenir un expert en salades sauvages. Mais ça ne suffisait pas. Il est aussi devenu animateur. Encadrant avec une grande compétence les camps d’ados et autres accueils de groupes. Parallèlement, John s’est intéressé à l’informatique et à la PAO. Très vite il a maîtrisé les logiciels d’édition. Mais il y avait encore autre chose : le dessin et l’aquarelle ! Je suis certaine que j’oublie encore quelques cordes de son arc multicolore. Bon vent à lui.

Isabelle Meynard


Luc David, géologue de formation, il a donc bien les pieds dans le sol et la tête dans les étoiles. Du sol au terroir et à la qualité du vignoble il n'y a qu'un pas qu'il ne faut pas hésiter à franchir avec lui. Compagnon de bureau de John depuis 28 ans, c'est donc aussi un excellent connaisseur de l'âme humaine...

Isabelle Meynard, salariée écolotte pendant 30 ans (1983 à 2013). Aujourd'hui, les luttes pour les droits des femmes, participation active au sein d'un Club de lecture, engagée (mouvement des Coquelicots et climat) correctrice bénévole et !... accordéoniste au sein d'une Fanfardéon.

30AnsAvecJohn (blog), écrite par WikiAdmin
créée le 22.03.2019 à 17:50, mise à jour le 28.03.2019 à 11:51.

Les plantes envahissent ARTE !

Date de l'article : 21.03.2019
Auteur : Hugues Ferrand
En résumé : Grâce à une mobilisation de votes fin 2017, le projet de films sur les plantes « Chroniques végétales » a pu se réaliser.
L'article :

Ainsi, la chaîne ARTE diffuse en ligne jusqu’en mars 2022 les 5 premiers portraits de plantes :

- Millepertuis perforé

- Ciste cotonneux

- Plantain lancéolé

- Mauve sylvestre

- Reine des Prés

L’équipe travaille actuellement sur 5 autres portraits de plantes qui seront diffusés aussi sur cette chaîne.

Si vous êtes bien attentifs, vous reconnaîtrez les paysages de Restinclières, car les Écologistes ont aussi participé à la réalisation technique.


Hugues Ferrand, passionné depuis toujours de nature, j'ai commencé par une première sortie avec les écolos dans les années 1980 ! Les samedis bota comme les mardis soir, s'insèrent désormais dans un agenda bien chargé avec Tela Botanica et surtout l'association que je préside, La Garance Voyageuse !

LesPlantesEnvahissentArte (blog), écrite par WikiAdmin
créée le 22.03.2019 à 17:47, mise à jour le 28.03.2019 à 11:49.

L’étonnante intelligence des Oiseaux

Date de l'article : 21.03.2019
Auteur : Daniel Guiral
En résumé : La science depuis quelques années est en train de révolutionner notre appréciation des espèces animales et végétales qui nous entourent.
L'article :

Ainsi ce que l’on pensait être un apanage, voire une spécificité, de la seule espèce humaine, comme par exemple :

- Faire preuve d’imagination, pour créer des outils adaptés à une tâche spécifique,

- Développer des démarches prospectives, pour penser à divers futurs et planifier des tâches à réaliser dans l’immédiat afin de disposer le moment venu d’un jeu d’alternatives possibles et ainsi faire preuve de flexibilité,

- Recourir à des raisonnements causaux pour comprendre par expérience que certaines actions ont des conséquences spécifiques mais aussi, et plus complexe encore, avoir la capacité d’adapter ce savoir à des contextes nouveaux pour limiter les phases d’apprentissage par essai-erreur) s’avère aussi partagé par d’autres espèces comme (et nous le pressentions depuis le milieu du XXème siècle) nos plus proches cousins, les grands singes, puis plus récemment, les dauphins, les orques et les éléphants.

Par contre et beaucoup plus nouveau, ce sont ces mêmes outils cognitifs qui sont maintenant retrouvés, et parfois avec encore plus de complexité et de finesse, chez les oiseaux et en particulier ceux de la famille des corbeaux ou des geais mais aussi de celle des perroquets. Le nouvel ouvrage de Nathan Emery, Maître de conférences en biologie cognitive à l’université Queen Mary de Londres (édité en version française par les éditions Quæ) « L’étonnante intelligence des Oiseaux » nous fait découvrir d’une manière simple et dans une présentation très esthétique comment les chercheurs ont pu, par des expérimentations souvent astucieuses et toujours très rigoureuses, mettre en évidence toutes ces formes d’intelligence au sein du vaste monde des oiseaux. À cet égard N. Emery constate que ces oiseaux capables d’analyser et d’agir sur leur environnement et d’interpréter les réactions de leurs partenaires et congénères partagent avec les autres espèces considérées maintenant comme intelligentes le fait de vivre en société et d’avoir un rapport élevé entre le poids de leur cerveau et celui de leur corps.

À lire et découvrir sans modération pour définitivement rendre obsolètes les expressions du type « tête de linotte », « être bête comme une oie », « avoir un crâne de piaf », « être le dindon de la farce »...


Daniel Guiral, retraité, danseur, bonsaï-ka, aquariophile et inconditionnel des "Brins de Botanistes". Membre du CA des Écologistes de l'Euzière depuis 2018 et représentant l'Association au sein de la Commission Locale de l'Eau. Membre du Réseau Eau Languedoc Roussillon de France Nature Environnement. Président de l'Association Départementale des Anciens Maires et Adjoints de l'Hérault (ADAMA 34).

LetonnanteIntelligenceDesOiseaux (blog), écrite par WikiAdmin
créée le 22.03.2019 à 17:42, mise à jour le 28.03.2019 à 11:48.

Les plus beaux treks de Méditerranée

Date de l'article : 21.03.2019
Auteur : Hélène Dubaele
En résumé : Vous avez quelques jours devant vous ? Un sac à dos jeté au fond d’un placard qui n’attend que d’être déplié, une météo qui s’annonce tempérée ? C’est le moment de se dérouiller les jointures et s’oxygéner les neurones. Mais où ?
L'article :

Sous un air de «beau livre», «Les plus beaux treks de Méditerranée » de Gian Luca Boetti vous propose de façon pratique 21 treks de quelques jours, répartis en 4 à 9 étapes. 1ère destination mondiale du tourisme, la rive nord de la Méditerranée offre encore des paysages originels.

Ces miracles de préservation sont souvent dus au relief accidenté, accompagné d’une politique d’aires protégées comme celle du Conservatoire du Littoral, de Réserve marine ou de Parc naturel.

Chaque trek est illustré de belles photos et d’un descriptif documenté sur les spécificités et les figures locales. Il se termine par des pages pratiques : comment s’y rendre, se loger et se sustenter d’une cuisine méditerranéenne plus originale que votre pizzeria préférée.

De l’Espagne à la Grèce, en passant par la France et l’Italie, l’auteur a sélectionné des sentiers bien balisés, à quelques exceptions réservées aux plus sportifs, et offrant des possibilités d’hébergement. Les classiques sont au rendez vous : les Calanques, de Collioure à Cadaquès pour ne citer que les plus proches. D’autres sont plus confidentiels notamment les petites îles de la côte toscane Capraia ou Gilio. Les plus endurants, à l’organisme de chameau, se régaleront du mythique golfe d’Orosei (Sardaigne), dont l’aménagement sommaire d’un sentier fut déjà une aventure. En contrebas, ses grottes marines ont accueilli les dernières populations de phoque moine de Méditerranée. Les amateurs de villages perchés ou médiévaux aux couleurs fauvistes ou pastels choisiront la Riviera niçoise, les ports de fond de crique du Cinque Terre ou la côte d'Amalfi. Si vous recherchez plus de naturalité, partez vers les ambiances insulaires. En hiver, vous naviguerez entre la blancheur des sommets de Crète ou de Sicile et le bleu marin, qui se décline en criques turquoises ou vertes, en eaux transparentes, de cristal ou de cobalt.

Les points communs : la beauté de paysages, sans route ni construction, l’intégrité d’écosytèmes partagés avec des communautés humaines. Être en suspension sur des belvédères ou des falaises qui surplombent criques, baies ou gorges. Bref, du relief accidenté qui s’accentue lorsque le sentier fait des incursions alpines. Et une végétation oubliée dans nos villes et leurs périphéries. Toute la panoplie de chênes sempervirents - chêne vert, chêne-liège, chêne kermès - et de résineux. Côté gustatif, chataigner, olivier, amandier, agrumes, pistachier-térébinthe se marient avec un littoral habituellement cerné de routes, de parkings ou de zones commerciales.

Ne manquez pas les senteurs des fleurs de citronniers si vous vous rendez sur l’Etna en avril. Pour les couleurs, vous êtes servis : floraison des cistes et des myrtes, jasmin, cyclamens, genêts jaunes et fuchsia des griffes de sorcières. Ce n’est pas un hasard si les parfumeurs se sont installés à quelques encablures des fragrances de romarins, cistes, viornes, lavandes et autres. Bref tous les sens seront en alerte après une période d’hibernation.

Chaque trek a aussi sa spécificité. Parfois géologique, ici des falaises blanches vertigineuses de calcaires, là des roches volcaniques ou des coulées de lave, des plis de schistes. Ou climatique comme l’aridité des calanques marseillaises ou l’atmosphère subtropicale de la valle delle Ferriere au sud de Naples.

Toutes ses randonnées sont bien sûr à éviter l’été en raison de la chaleur et de l’affluence.

A bientôt peut-être sur les sentiers de muletiers, des contrebandiers, douaniers et esthètes de la méditerranée...

Les plus beaux treks de Méditerranée, Gian Luca Boetti, Editions Glénat 2012


Hélène Dubaele, je côtoie les EE depuis de nombreuses années dans un cadre professionnel. En 2018 j'ai passé le cap en rejoignant le CA. J'espère que mon agenda me permettra de contribuer à ses nombreuses activités et devenir un membre actif !

LesPlusBeauxTreksDeMediterranee (blog), écrite par WikiAdmin
créée le 22.03.2019 à 17:40, mise à jour le 28.03.2019 à 11:47.

Encyclopédie des plantes alimentaires

Date de l'article : 21.03.2019
Auteur : Jean Burger
En résumé : Connaissez vous les brèdes mafanes (1), les larmes de Job, savez vous que les langues d'oiseaux sont des jeunes fruits de frêne confits comme des câpres ?
L'article :

Michel Chauvet, que nous connaissons bien aux écolos, puisqu'il a participé à la rédaction de l'ouvrage sur les salades sauvages, vient de publier un ouvrage unique en son genre par ses dimensions, dans tous les sens du terme : 20 ans de travail et près de 3 kg, bon poids (2).

Dès l'ouverture du livre, vous partirez en voyage. À chaque tour de page vous arpenterez les marchés du Monde mais aussi les jardins et les recoins de nature propices à la cueillette. Les belles illustrations vous rendront la beauté des fruits, les couleurs des légumes et même leurs textures ; ne manqueront que les parfums et les odeurs, mais reste à les imaginer...

Vous découvrirez sans doute, comme moi, des plantes que l'homme utilise, certaines depuis des millénaires et dont vous n'aviez jamais entendu parler. Et grâce aux textes clairs et précis vous comprendrez l'incroyable capacité des hommes à « inventer » des formes et des goûts pour se nourrir, mais aussi pour se faire plaisir. La richesse et la diversité de ce patrimoine de l'humanité que sont les plantes alimentaires est bien le fruit du travail et de l'intelligence des humains couplés à l’extraordinaire capacité du vivant à voyager, s'adapter et se diversifier…

Michel Chauvet, PLANTES ALIMENTAIRES, 700 espèces du Monde entier, Editions BELIN, 2018

(1) Vous avez la possibilité d'y goûter à l'exposition Cookbook, actuellement à la Panacée de Montpellier... c'est étonnant !

(2) Ce qui, somme toute, ramène le prix du livre au kilo à celui des cèpes sur nos marchés...


Jean Burger, J’ai fait partie de l’équipe des écolos des premières années, en tant qu’étudiant bénévole puis comme salarié. Depuis le virus de faire connaître et partager la nature avec les autres ne m’a plus quitté. Quand les sorties sur le terrain m’en laissent le temps, je suis aussi coprésident de cette belle association.

EncyclopedieDesPlantesAlimentaires (blog), écrite par WikiAdmin
créée le 22.03.2019 à 17:38, mise à jour le 25.03.2019 à 22:28.

Des salades sauvages, oui... également des plantes médicinales !

Date de l'article : 21.03.2019
Auteur : Annie Fournier
En résumé : Les premières sorties dans la nature, après les longs mois d’hiver bien au chaud dans nos foyers, nous donnent l’occasion de redécouvrir le végétal. Sur des terres quelque peu endormies ou même encore recouvertes d’un manteau neigeux, le redoux du printemps fait émerger de jeunes végétaux qui font notre bonheur d’amateurs de «salades sauvages».
L'article :

Le saviez-vous ? Le mot salade vient de « sel », et effectivement l’assaisonnement sera essentiel pour relever et attendrir ces feuilles et rosettes qui pourraient surprendre les palais délicats. Souvent coriaces, quelque peu amères ou piquantes, elles nous font découvrir des saveurs nouvelles, tout en nous permettant de faire le plein de vitalité. Autrefois dans nos campagnes, leur récolte était l’occasion pour nos anciens de réaliser une cure dépurative de printemps. En tant que jeunes pousses vaillantes, elles sont également riches en vitamines et minéraux. Pour certaines de ces plantes, c’est en cours de maturité que feuilles, fleurs et racines développeront des vertus médicinales plus spécifiques.

Quelques Astéracées incontournable

Depuis l’Égypte antique, la chicorée est considérée comme « toute puissante » sur les troubles hépatiques et digestifs, réputation qui ne se démentira pas tout au long de l’histoire. Tant comme stimulante du foie et douce laxative, que comme adjuvante dans le traitement des rhumatismes ou des affections cutanées, la racine de chicorée fait souvent partie des mélanges de plantes pour tisane visant à nettoyer l’organisme de ses excès.

Des substances amères, chimiquement des lactones sesquiterpéniques, ainsi qu’un polysaccharide de type fructane, nommé inuline, sont à l’origine de ses propriétés. Ô combien populaire, la racine de pissenlit contient les mêmes types de principes actifs, lui conférant des vertus semblables à celles de la chicorée, et à laquelle elle peut d’ailleurs s’associer dans les remèdes.

Brassicacées, en elles tout est piquant

La bourse à pasteur était visiblement déjà utilisée au Néolithique, comme l'attestent les graines retrouvées dans certains sites lacustres. Astringente, anti-inflammatoire et hémostatique, son nom médiéval de « sanguinaria » évoque sa capacité à limiter différents types de saignements.  À ce titre, la plante est indiquée dans les hémorragies de la femme (règles abondantes, accouchement, fibrome) et comme tonique veineuse en cas de jambes lourdes, de varices et d’hémorroïdes.

Ces propriétés ne semblent pas liées à une molécule en particulier mais au « totum » de la plante, qui sera utilisée à l’état frais pour une meilleure efficacité, sous forme de tisane ou d’extrait hydroalcoolique.  De manière générale, toutes les brassicacées sont comestibles et contiennent des composés soufrés, les glucosinolates, qui viennent, par leur côté piquant, stimuler la circulation du sang. Leurs effets sont favorables au drainage et à l’assainissement tant de l’arbre respiratoire que de la peau. Parmi les salades sauvages, citons la roquette, la fausse roquette, les cressons, le nasitort…

Une salade sauvage plus confidentielle…

Tous les enfants savent pourtant reconnaître la fleur de coquelicot, dont ils créent d’éphémères bouquets écarlates, la mêlant parfois à d’autres messicoles comme la matricaire et le bleuet. C’est bien à eux en effet que se destinent la tisane ou le sirop de fleurs de « poppies » (nom anglais).

Cette papavéracée douce contient des substances alcaloïdiques opiacées agissant sur les états nerveux et les spasmes douloureux. Elle sera adaptée aux situations d’endormissement difficile, à la nervosité en général, et aux affections respiratoires accompagnées de toux. Ainsi, pour favoriser le sommeil de l’enfant (de plus de 7 ans toutefois), ses pétales seront pris seuls ou associés à d’autres fleurs (tilleul, lavande, oranger…) en une infusion légère précédant le coucher.       

D’usage récent dans notre pharmacopée…

Grande plante vivace à la rose floraison, l’épilobe à petites fleurs a été mise à l’honneur par la très populaire herboriste autrichienne, Maria Treben (1907-1991).  Ses sommités fleuries contiennent notamment des substances s’opposant aux enzymes responsables de l’hypertrophie bénigne de la prostate.

Afin de limiter les troubles urinaires et mictionnels liés à cette affection, la plante sera prise en long cours, sous forme de gélules ou d’extraits liquides, en cures régulières.  Depuis, d’autres espèces du genre, comme l’épilobe à feuilles étroites, ont été testées avec des résultats semblables et une toute aussi bonne tolérance.  Alors qu’il y aurait encore bien d’autres plantes à évoquer, souhaitons que cette première approche vous donne envie de partir à leur découverte.

Annie Fournier


Plantes citées (noms latins) : chicorée et pissenlit (Cichorium intybus et Taraxacum dens-leonis, Astéracées), bourse-à-pasteur, roquette, fausse roquette, cressons, nasitort (Capsella bursa-pastoris, Diplotaxis tenuifolia, Nasturtium sp., Lepidium graminifolium, Brassicacées), coquelicot (Papaver rhoeas, Papavéracées), tilleul (Tilia cordata, Tiliacées),  lavande (Lavandula angustifolia, Lamiacées), oranger (Citrus aurantium, Rutacées), épilobes à petites fleurs et épilobe à feuilles étroites (Epilobium parviflorum et Epilobium angustifolium, Onagracées).



Annie Fournier, Dr en pharmacie, formatrice et rédactrice dans le domaine des plantes médicinales et de la santé naturelle, adhérente de l'association depuis 2000.

DesSaladesSauvagesOuiEgalementDesPlan (blog), écrite par WikiAdmin
créée le 22.03.2019 à 17:16, mise à jour le 28.03.2019 à 11:45.

Tout près de chez moi

Date de l'article : 21.03.2019
Auteur : Rozenn Torquebiau
En résumé : Mon petit coin de paradis ? Il est à Montpellier. Tout près de chez moi. Quelle chance !
L'article :

J’y vais à pied.
J’y suis.
Des arbres gigantesques.
Sentier et fleuve aux eaux claires se côtoient.
Vous avez deviné !
Les bords du lez à Lavalette et la réserve naturelle au pied du zoo.
« Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté ».
Il y a bien longtemps, l’Homme y a planté ifs, houx, cyprès chauves, magnolias, platanes, chênes pubescents et autres.
La nature a pris le relais, ajoutant foisonnement, exubérance et gigantisme de la ripisylve au bel ordonnancement de l’Homme.
Luxe de la nature sauvage en ville, volupté des senteurs, des chants des oiseaux, de la douceur de l’ombre, du mystère des futaies hautes comme des cathédrales et du sourire béat des promeneurs.


Rozenn Torquebiau, d'abord institutrice puis à présent auteure pour la jeunesse, ma vie a été inspirée par les enfants, les plantes, les peuples premiers... le monde dans son ensemble.

ToutPresDeChezMoi (blog), écrite par WikiAdmin
créée le 22.03.2019 à 16:44, mise à jour le 25.03.2019 à 22:22.

Elle est là, l'Hyla !

Date de l'article : 21.03.2019
Auteur : Gilles Lorillon
En résumé : Cette petite grenouille est une rainette méridionale (Hyla meridionalis pour les intimes).
L'article :

Selon les spécialistes, elle se distingue de la rainette verte comme suit : "La confusion est fréquente avec la Rainette verte (Hyla arborea), qui, pour le sud de la France, existe très localement dans le Lot et l’Aveyron. Les deux rainettes se différencient par la couleur des flancs : la Rainette verte a un double liseré foncé/pâle qui sépare nettement la coloration du dos de celle des flancs, alors que la Rainette méridionale ne présente pas ce liseré. La différenciation acoustique est par ailleurs très facile grâce au chant très différent des deux espèces".

Nous en avons une adorable qui vient régulièrement dans le spa, planquée sous le couvercle, à la limite du niveau d'eau. "Remets-la donc dans la nature!" me dit mon épouse. Je le fis. Je pris la petite rainette et l'emmenai vers un pseudo-ruisseau duquel je croyais béâtement qu'elle arrivait. Le lendemain, en ouvrant le spa, elle était là, l'Hyla. Je dis à mon épouse "tu vois, elle est revenue !". Et je la remis à nouveau dans les arbres proches dudit ruisseau. Rien n'y fit, elle revint à nouveau le lendemain. Me renseignant sur le métabolisme de l'animal, j'appris qu'elle est qualifiée d'ubiquiste. Qu'est-ce à dire ? Espèce ubiquiste: "qui peut vivre partout, qui s'adapte facilement aux milieux les plus divers, et qui se plaît là où elle est". J'en conclus trivialement que, revenue par deux fois, elle se plaisait bien dans le spa. Normal, elle y est à l'abri des prédateurs, y'a des fourmis et autres insectes dans le bâti bois du spa, elle a donc, sans trop dépenser d'énergie, et le gîte et le couvert. Depuis, je ne l'ai jamais remmenée ailleurs, et elle passa l'été tranquille près de nous, dans SON spa.

Épilogue : si vous trouvez chez vous une petite rainette méridionale soit dans un pool house, soit dans une cabane de jardin ou même accrochée au mât sous un parasol, prenez-là sur votre main, elle est très docile et peu craintive, et remettez-là où elle était, c'est là qu'elle se plaira Hyla, l'ubiquiste.


Gilles Lorillon, Sauteyrargues, ingénieur informaticien retraité, membre bienfaiteur des "Ecologistes de l'Euzière", car je les aime bien donc je les soutiens.

ElleEstLaLHyla (blog), écrite par WikiAdmin
créée le 22.03.2019 à 16:40, mise à jour le 28.03.2019 à 10:25.

Lombrichemin

Date de l'article : 21.03.2019
Auteur : Ann Edens
En résumé : Les chemins de notre chère garrigue s’ouvrent au début du printemps. Ils s’ouvrent avec leur végétation et leurs parfums et les animaux sortent de leurs cachettes.
L'article :

L’animal qui nous intéresse ici recommence à laisser ses traces quand les beaux jours arrivent et qu’il ne fait ni trop chaud, ni trop froid. Sans lui, nous ne serions pas là, et pourtant, tout ce qu’il nous offre, il le fait sans le moindre bruit.