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La lettre saisonnière des écolos


Le bruit du lombric

Date de l'article : 21.06.2019 - 05:00
Auteur : Jean Burger
En résumé : Pour faire écho à l'article d'Ann paru dans le numéro de printemps des EChOS des ECOLOS, voici une actualité scientifique qui fera sans doute du bruit dans les sols. Et en référence au titre de la rubrique : qui eut cru que la nature se taise ?
(foutaise !)
L'article :

“Une équipe de chercheurs de l'INRA d'Orléans et de l'école polytechnique de Zurich (EPFZ) ont suivi séparément l’activité de vers de terre (Octolasion cyaneum) et la croissance de racines de graines germées de maïs (Zea mays) dans de petites cellules en verre dotées de capteurs acoustiques et d’appareils photographiques.

Selon leurs résultats, publiés en juillet 2018 dans la revue Scientific Reports, la fréquence des sons enregistrés est bien corrélée à l’activité biologique. Par exemple, « lorsque les lombrics creusent de nouvelles galeries, les émissions acoustiques deviennent plus fréquentes », observe Marine Lacoste de l'INRA.

Grâce à l’expérience en cours, celle-ci espère réussir à distinguer les bruits caractéristiques d’un assèchement, de la croissance d’une racine ou d’un creusement de ­galerie par des vers de terre. « Cela ouvre une nouvelle fenêtre pour étudier des phénomènes impossibles à observer avec les yeux », estime Dani Or, professeur en physique du sol à l’EPFZ. L’analyse des enregistrements commence tout juste : à première vue, des signaux intéressants ont été détectés.

De telles découvertes intéressent déjà chercheurs et professionnels. Une entreprise de produits phytosanitaires a contacté l’INRA afin de savoir si les limaces pourraient être démasquées grâce aux bruits qu’elles généreraient dans les terres cultivées.” 

Extrait d'un article de Nathalie Picard, publié dans le supplément Sciences et Médecine du Monde le 29 mai 2019 



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LeBruitDuLombric (blog), écrite par WikiAdmin
créée le 21.06.2019 à 16:29, mise à jour le 27.05.2020 à 16:34.

Un boisement insolite

Date de l'article : 21.06.2019 - 04:00
Auteur : Daniel Arazo
En résumé : Balade-découverte proche de St-Martin-de-Londres.
L'article :

Au départ du parking et en passant la barrière verte, on découvre en contrebas dans le val du Lamalou le balisage de plots verts du chemin départemental. En partant à droite sur cette piste et en ignorant les chemins latéraux, une côte progressive permet d'accéder à un plat au niveau d'une piste. C'est à gauche qu'il faut aller en délaissant les plots verts. Peu après, une courbe à droite se présente près d'un terrain avec portail. Il est intéressant de faire un court aller-retour en prenant à gauche une sente dans la végétation aboutissant à un petit éperon rocheux. C'est alors une vue superbe sur le val du Lamalou, Notre-Dame-de-Londres, le plateau de l'Hortus et divers autres lointains.

Une rencontre inattendue

En redescendant au portail et en prenant le sentier de gauche, une bifurcation se présente peu après un petit clapas. En montant par le sentier de gauche, la zone boisée s'épaissit et, parmi les chênes verts, quelques troncs d'arbres surprennent du fait d'une écorce différente. En observant mieux et en la touchant, on reconnaît vite le chêne-liège (Quercus suber). Sur la zone plane qui suit, on peut pénétrer à droite dans le boisement pour y découvrir, légèrement en contrebas, un grand nombre d'arbres de cette espèce. Parmi eux, il en est de vieux spécimens majestueux. Nous sommes ici dans une suberaie. 

Pourquoi cet arbre en ces lieux ?

J'ai donc cherché à comprendre. Il semblerait que l'origine de ce boisement soit naturelle. Aucun document ou souvenir ne venant attester le contraire.

La présence du chêne-liège, qui réclame un sol acide et un climat plutôt doux, est curieuse dans ce val de Londres où le froid peut être rigoureux. Quelles sont donc les raisons de cette présence ? Il se trouve que la colline abritant ces arbres est constituée à cet endroit d'un socle rocheux doté de silice, propice donc à cette espèce calcifuge. De plus, cette petite suberaie est exposée au sud et légèrement en hauteur par rapport à la cuvette, ce qui la préserve des masses d'air froid se plaquant au sol. D'où cette exception. 

Exploitation à long terme

Dans les régions où le chêne-liège est exploité (Var et Pyrénées-Orientales), on attend que le tronc ait un diamètre de dix à quinze centimètres avant de procéder au retrait de la première couche d'écorce qui n'a que peu de valeur. Il s'agit du liège dit "mâle". Cette opération se nomme le démasclage. Il faut attendre au moins huit ans ensuite pour prélever une nouvelle assise de liège dit "femelle" qui est utilisable. Ces opérations se multiplient jusqu'à épuisement des arbres. Dans cette suberaie, on se rend vite compte que le liège n'y a jamais été exploité. Il est impératif ici de respecter cet environnement qui est classé ZNIEFF (zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique). Par ailleurs, il est aussi obligatoire de rester non loin du chemin étant donné qu'une partie de cette zone se situe sur un domaine privé. C'est pourquoi, après cette étonnante découverte, le retour ne peut se faire que par le même cheminement.

Comment y aller ?

De Montpellier, par la D 986 direction Ganges, contourner St-Martin-de-Londres par la rocade. À partir du deuxième rond-point, comptez 2,2 km pour vous garer sur le parking du Ravin des Arcs de droite, juste avant le pont de Masclac sur le Lamalou.



Daniel Arazo, La connaissance et le respect du milieu naturel ont  toujours été un moteur essentiel pour moi. J’essaie de les transmettre dans les activités associatives que je mène et dans les “balades” que je propose chaque semaine dans la “Gazette de Montpellier”.



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UnBoisementInsolite (blog), écrite par WikiAdmin
créée le 21.06.2019 à 16:29, mise à jour le 27.05.2020 à 16:34.

Nature l'eus-tu tu ? - EChOS#2

Date de l'article : 21.06.2019 - 03:00
Auteur : Jacques Exertier
En résumé : La nature ne nous aurait-elle pas caché quelques secrets ?
L'article :