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Le Grand Cormoran

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Nous profitons de cette période de froid hivernal pour vous présenter un animal sujet à bien des polémiques : le Grand Cormoran.
Beaucoup de méfaits lui sont reprochés, dont le principal : cet oiseau est un pilleur de poissons d’une voracité agressive.
Evidemment, le Cormoran qui est pratiquement tout noir, plutôt pataud et imposant, n’a pas grand chose à lui pour gagner la sympathie des gens. Qui plus est, il est capable d’ingurgiter au moins 300 g de poissons par jour et comme il est d’instinct plutôt grégaire, la pêche se déroule en bandes et avec des rabatteurs. On comprend pourquoi les pêcheurs ne le portent vraiment pas dans leur coeur. Plus sensible qu’eux, plus efficace, toujours une longueur d’avance : y’en a marre, « il faut éradiquer cet oiseau qui est en train de pulluler vu qu’on l’a protégé ».
Effectivement, le Grand Cormoran est protégé sur notre territoire car la chasse, les destructions au nid avaient réduit les effectifs nicheurs à seulement quelques couples dispersés sur la côte normande. Aujourd’hui, la population est estimée à au moins 2 000 couples nicheurs dont 90% sur le littoral atlantique. Quelques nids sont trouvés à l’intérieur des terres (Rhin, Rhône) et aucun sur notre côte méditerranéenne. Pas de quoi s’alarmer !
En Languedoc, les Grands Cormorans (Phalacrocorax carbo ssp. sinensis) ne viennent nous rendre visite qu’en hiver et beaucoup ne font que passer. Les maxima observés se situent au mois de novembre où, par exemple, sur l’étang de l’Or on peut compter 1500 individus contre 500 en hiver. Durant cette même période, sur la totalité du littoral du Languedoc, on dénombre 6000 individus et 4000 en Camargue pour un chiffre total français estimé entre 15000 et 20000.
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Les pics de passage de novembre correspondent au maximum de capacité alimentaire de nos lagunes et, mais c’est seulement une hypothèse, au passage passif des jeunes anguilles amenées par les entrées marines.
Certes ces chiffres peuvent paraître importants, mais ramenés à la surface des étangs* et compte tenu que les oiseaux chassent en bandes et sont peu regardants quant aux espèces capturées (anguilles, loups, muges essentiellement), on peut relativiser.
De manière générale, il est vrai que la population de Grand cormoran est en augmentation en raison de son statut d’espèce protégée. Néanmoins, les effectifs sont encore loin d’être revenus à leur niveau initial.
Chez nous, le préjudice causé aux pécheurs n’est, de plus, que ponctuel comme on vient de le voir et ne concerne qu’une partie de la population européenne : celle de la Baltique.
cormorn3.jpg? Il faut donc faire avec, partager l’espace et avoir recours à des techniques de dissuasion plutôt que d’en venir à la poudre qui est préjudiciable pour bon nombre d’autres espèces.

* 5 individus/ha

Thierry Disca, permanent, dessins : Philippe Martin, permanent (tiré de la Lettre n° 53 des adhérents des Ecologistes de l’Euzière)


24 septembre 2008, par pl14
comme beaucoup d’entre nous je pense qu’il faudrait réguler le nombre de cormorans, chez nous en normandie ils sont partout, par exemple encore aujourd’hui plus vers l’intérieur des terres sur un de mes marres j’en ai vu un au milieu de mes canards qui faisait la pagaille, je l’ai fais fuir et j’ai retrouvé une douzaine de carpe de toutes tailles morte à la surface donc je pense que les écolo devraient intérargir avec les chasseurs quelques soient le département pour réduire sa présense dans significativement dans les 12 000 individus au grand maximum .

c’est comme pleins d’autres animaux qui devraient être classés nuisibles !!! Le blaireau le sanglier la buse le héron l’épervier mais les écolo veulent tout garder et tout ça fait pleins de petits ravagent les exploitation agricoles et psicicoles. il faut changer d’état d’esprit !! il faut changer tout ça par exemple le sanglier les chasseur en tuent un certain nombre et les écolo disent qu’ils en tuent de trop alors que la population s’accroit .

en même temps sa serai aider l’économie , il y aurait de meilleurs rendement agricoles, etc... réagissez s’il vous plait, en même temps comme nous sommes trop sur terre pour pouvoir y vivre sans modifier de trop le climat c’est comme plein d’autre chose pour la nature il faut réagir
j’espère que mon appel est pris en compte et merci aux autres de poster d’autres messages pour les stimuler car ils sont un peu "des têtes de mules" et leur faire changer leur mentalité !!

1er mai 2006
5 cormorans à l’hectare, c’est 75 kg de poisson consommé par moi à l’hectare, les études montrent que le nombre de poissons blessés est important, mais aucune étude ne précise la mortalité liée au stress des poissons. La disparition d’au moins 100kg de poisson à l’ha et par mois est à mon avis très envisageable. Combien de temps restent les cormorans, quelle est la productivité des étangs ? 300, 400 maxi, certainement plus proche des 200kg/ha/an. La situation était donc déjà catastrophique à l’heure où étaient écrites ses lignes. De plus, R. VELDKAMP en 1995 dans une étude à Wanneperveen conclut que jusqu’à 72% de la biomasse en gardons peut être consommée. Il est alors évident qu’on ne peut nier l’impact de l’accroissement important de ces populations. Si les pêcheurs ne sont plus là, la protection des milieux aquatique et des populations piscicole n’aura aucun intérêt. Les pêcheurs constituent une force de pression politique qui protège une faune peu connue du public et le milieu dans lequel il vit. Le cormoran fait dramatiquement baisser les effectifs de ces sentinelles de l’environnement. Il est primordial d’agir pour réguler cet pop d’oiseaux, tant qu’il y a encore des pêcheur, car si grace à eux, la préservation de certains biotopes se trouve encore avoir une certaine rentabilité, leur disparition entrainerai indirectement des catastrophes écologiques dont souvent personne n’aura le souci.

30 décembre 2006, par STIZOS
Tout d’abord je me présente. J’ai 53 ans, réside à Paris, mais par le fait de ma passion, séjourne régulièrement depuis vingt ans, en famille et avec des amis pêcheurs, dans une maison toute proche du Lac du DER... en Marne et Haute Marne.

Cette passion, c’est la pêche sportive des poissons carnassiers de nos eaux douces au sein d’une nature sauvage et préservée. Elle m’a mené depuis plus de trente cinq ans en bien des grands lacs de notre beau pays, ainsi que dans le monde ; (Alaska, Irlande, Espagne, Maroc, Egypte)...J’ai donc vu des paysages magnifiques aux eaux très riches, mais je peux vous dire que lorsque j’ai découvert le Lac du Der, il y a plu de vingt ans, j’ai été subjugué par son côté immense et sauvage, la qualité de son eau et surtout la densité exceptionnelle de ses poissons pour la France. Bref, nous avions découvert le Paradis...et disions souvent qu’une vie entière ne suffirait pas à le connaître.. !?

Durant les années 80, j’y ai tenu régulièrement le rôle de guide diplômé pour « l’Ecole Française de Pêche »... pour vous dire combien je suivais attentivement le biotope, la diversité des espèces, leur répartition et la pyramide des populations. Tout cela, bien entendu, dans un comportement sportif et de gestion responsable du patrimoine piscicole. Mon rôle étant la transmission du savoir, mais également celle du patrimoine halieutique. Des carnets de pêches tenus régulièrement à jour, nous permettaient le suivi de l’évolution et l’analyse des populations de poissons carnassiers.

Hélas, hélas ! le malheur écologique arriva , comme vous le savez si bien, régulièrement depuis 10 ans, par le déferlement de milliers de cormorans. Aujourd’hui, le lac n’est plus que l’ombre de lui-même. petits poissons, quelques gros spécimens rares et pratiquement plus rien dans la pyramide intermédiaire des générations.

Vous connaissez, je pense, le régime du DER qui est très spécifique. Son rôle d’écrêtage des crues de la Marne, fait qu’en hiver il se trouve au plus bas de son niveau. C’est ainsi que les poissons des 4800 hectares de l’été, se trouvent regroupés principalement dans les cuvettes devant Giffaumont dans moins de 600 hectares et 4 m de profondeur maximun...

Cette gestion artificielle, mais obligatoire, fait la richesse du DER. Au printemps, les fraies sont toujours en eau, le profil des berges très favorable et les énormes quantités planctoniques à l’échelle de la surface font exploser la vie. Mais c’est bien en hiver, d’octobre à février, que cet imposant garde-manger devient le lieu d’immenses carnages quotidiens, par la présence d’environ 7000 cormorans, qu’on laisse honteusement et délibérément agir ! ? De plus, il faut dire que depuis plusieurs années, une population très active sévit sur le lac tout l’été.

Cet été, plusieurs fois pêchant en bateau, nous les avons comptés scrupuleusement à la jumelle... Décollant de la zone réserve du « Grand Chêne », une véritable « fumée noire » partait du sol sans arrêt, durant de longues minutes. Là il est facile de dénombrer ces oiseaux par groupe de dix...nous en avons compté environ 750 à 10 ou 15 près !!! Ces chasses s’abattaient, deux fois par jour, à divers endroits de la « Cornée du Der », Elles duraient en moyenne entre 25 et 45 minutes !!! L’eau n’était plus que bruit de vagues et de plongeons sur des dizaines de mètres carrés....vous pouvez deviner la quantité de poissons avalée terrorisée et blessée....Savez vous que des sandres de 15 à 20cm sont retrouvés nombreux, morts de peur (arrêt cardiaque)’ sans aucune trace de coup de bec !?? Quel gâchis !! Ou est donc cette biodiversité si nécessaire à la vraie gestion écologique ?!. La loi nous dit ;

Le rôle du CSP, des associations de pêcheurs AAPPMA, et bien sûr des pêcheurs eux même, est surtout la protection, la surveillance, la mise en valeur, la gestion du milieu aquatique et des ressources piscicoles ? C’est pour cette raison, qu ’en tant que pêcheur responsable et voulant transmettre notre patrimoine aux futures générations, je m’insurge et suis révolté !!! Et je ne suis pas le seul !!

Le gros problème sur notre lac se résume à une chose. Par la présence du flux migratoire des grues cendrées et de nombreux autres oiseaux , le lac en eaux basses est une étape importante pour toutes ces espèces migratrices. Ainsi est il est classé en réserve ornithologique. Cela était bien accepté dans les mœurs des pêcheurs depuis longtemps, mais l’arrivée du cormoran a totalement changé la donne !!!! Il faut y apporter des dérogations pour cause de catastrophe bio écologique.

Il faut bien prendre la mesure de l’impact du cormoran sur beaucoup d’endroits du territoire. Le cas du DER plus grand lac artificiel d’europe est dramatique, mais beaucoup d’autres sites sont touchés et les oiseaux sont plus de 90.000 en hiver sur la France... Amoureux de la nature et des vrais équilibres réveillez vous il y a réel danger.
Halieutiquement vôtre.

21 mars 2007
Les préjudices, pour les pêcheurs, comme l’indique le texte sont plus que ponctuels :

par chez moi, le préjudice est devenu permanent sur les axes fluviaux, avec une chute de plus de 90% des captures de certaines espèces.

Sur les cours d’eau secondaires, la pression de prédation n’est pas réellement ponctuelle parce qu’elle s’exerce avec une certaine régularité. Quand il y a du poisson, les cormorans arrivent, puis ils consomment presque tout laissant des poissons de taille trop importantes pour être avalés sérieusement blessés. Le cheptel piscicole met alors quelques années à se reconstituer pour à nouveau voir arriver ces satanés oiseaux... De quoi décourager les plus acharnés défenseurs des rivières, ceux qui tentent de créer des aménagement pour contrer l’anthropisation des milieux, comme des frayères... Leur travail ne sert plus à rien, à quoi bon lutter, les écolos se foutent du poisson... faut se mouiller pour le voir. Par contre l’oiseau, surtout de cette taille, on peut l’admirer facilement, et quelle fièreté ! pfff ! moi aussi je suis dégouté, cette oiseau va détruire toute motivation à améliorer les écosystèmes aquatiques, alors que ces dernières années la gestion halieutique commençait à se tourner vers ce sens !

Le cormoran est une catastrophe écologique directe et indirecte, il est urgent de régler le problème en limitant considérablement leur prolifération. Actuellement ils sont 100 000, Voynet du temps où elle était ministre avait promis de les limiter à 70 000 (alors qu’à ce chiffre, les problèmes étaient déjà significatifs)... Non tout le monde s’en fout, les poissons ça n’intéresse personne...

20 mai 2007, par biodiv
L’impact des piscivores est bien réel mais que dire de l’homme qui en introduisant la truite sur des lecs de montagne a fait disparaitre toute biodiversité qui en lachant massivemment des espèces éxogènes (silure, perche soleil...) a créé des catastrophes écologiques qui en lachant des poissons d’élevage entraine une pollution génétique (reste t’il encore de vraies truites sauvages...) Quel est l’impact des barrages, extractions sur les fleuves et les rivières sur les poissons ; Doit on attaquer les prédateurs ou plutôt ceux qui détruisent les milieux aquatiques, ceux qui empoissonnent l’eau (la france dans les premiers consommateurs de pesticides) ceux qui irrigent même pendant la pluie et diminuent la ressource en eau. On appelle ça un bouc émissaire.

9 octobre 2007, par Alexandre 77
L’aspect morphologique des rivières a été modifié pour assurer un bon écoulement des eaux et éviter des dégats pour les riverains. Cette nécessité économique a un effet négatif, modifiant les biotopes et favorisant certaines espèces au détriment des autres. Le Grand Cormoran fait partie des espèces favorisées...

Il est vrai qu’il y a d’autres problèmes, mais ce n’est pas un bouc émissaire. C’est un problème parmis d’autres. Et si à chaque problème on se voile la face en disant "il y a des problèmes bien pires"... on trouvera toujours pire et on n’avancera jamais ! Il faut donc s’en occuper, tout comme il faut s’occuper des autres problèmes, et c’est LA SEULE MANIERE DE FAIRE DES PROGRES !

Les écosystèmes aquatiques sont aujourd’hui les plus menacés, il est plus que temps d’agir. Et pour le cormoran, même si leur impact n’est pas toujours négatif, il l’est souvent et tend à croitre avec l’augmentation permanente de leurs effectifs. Il est donc à prévoir que des secteurs où des effets non significatifs sont observés actuellement pourront dans l’avenir être touchés gravement. Protéger des secteurs où les effets sont significatifs est également une absurdité. En effet quand on lit le dernier rapport de Loïc Marion, on se rend compte que les densités de cormorans dans les différents départements sont indépendentes du nombre de cormorans tués. En effet, le nombre de cormorans est tel que l’espace libéré est rapidement comblé par de nouveaux oiseaux. Les tirs, s’il ne se font pas armonieusement sur toute l’europe doivent quand même se faire. Et il ne faut pas se baser sur le nombre d’oiseaux hivernant en France pour attribuer des quotas, mais sur l’expension de la population européenne et son taux d’accroissement. C’est seulment en réduisant considérablement les effectifs totaux qu’on sera en mesure de protéger les zones sensibles.

9 octobre 2007, par Christophe Bernier
Bonjour à tous,
Revoilà encore un "grand méchant loup" qui n’en est pas un. J’ai lu avec attention tous les messages du forum concernant notre vilain "corbeau de rivière", c’est assez larmoyant ! Je comprend que les pêcheurs soient vexés de voir que les milliards d’euros qu’ils dépensent chaque année pour leur loisir préféré ne profitent pas qu’aux poissons, mais que voulez-vous ?

Il est clair que la ressource en eau est très artificialisée en France, avec près de 34 000 pièces d’eau douce stagnantes et artificielles (Lac du Der y compris) dont 540 ont une superficie supérieure à cinquante hectares ou à volume supérieur à 15 millions de mètres cubes !!! Il y a donc des étangs et lacs artificiels partout dans notre pays et il ne faut pas s’étonner que les oiseaux piscivores (n’oublions pas les Hérons) profitent de ces immenses réservoirs à poissons que les pêcheurs empoissonnent tout aussi artificiellement (le milieu n’est pas toujours favorable, comme dans le Der précisément !) depuis des décennies (et souvent avec des espèces exotiques en plus de ça).

Mais rappelons aussi que les trois quarts de nos 525.000 km de rivières métropolitaines sont de très petits cours d’eau, où les Cormorans ne sont présents que très de façon très accidentelle. Les cormorans peuvent donc être accusés de nuire à la ressource piscicole que sur les plans d’eau artificielles, mais la gestion artificielle des niveaux d’eau (provoquant parfois de vrais hécatombes de poissons par manque d’oxygénation et par une trop forte turbidité) est toujours plus néfastes aux poissons que les cormorans eux-mêmes.

J’ai grandi à côté du Lac de Grand-Lieu (aux portes de Nantes), c’est la plus grande colonie de Grand-Cormoran française avec un millier de couples reproducteurs actuellement. Les prises des pêcheurs professionnels du Lac sont toujours nombreuses, et la profession reconnaît elle-même que les piscivores ne leur font guère de tord, ceux-ci s’attaquant surtout aux espèces faciles à capturer, c’est-à-dire essentiellement le Poisson-chat ou la Perche-Soleil (tous les 2 envahissants) et dont les pêcheurs ne tirent aucun revenu...

D’après le ministère de l’écologie, la population de Grand-Cormoran hivernante de Grand-Cormoran en France était de 89 183 cormorans en janvier 2003. La progression annuelle est d’environ 2 % d’augmentation annuelle depuis 2001, cette stabilisation correspond bien à celle des effectifs nicheurs de la population Nord-Ouest européenne, qui fournit l’essentiel des hivernants français. Les quotas d’abattage français (30.000 oiseaux autorisés en 2005) montrent que le tir massif n’a d’ailleurs pas d’incidence sur l’effectif des populations hivernantes l’année suivante en France car la place laissée libre est réoccupée par d’autres oiseaux (le nombre de cormorans sur une pièce d’eau est déterminé par la biomasse de nourriture disponible et par l’effectif global des oiseaux).

Enfin, l’argumentaire soulignant que seule la limitation de l’effectif de grands cormorans permettra de sauvegarder les milieux aquatiques sensibles est complètement abracadabrante. Regardez le Canada, cette vaste contrée est souvent citée comme le paradis pour la pêche "sportive" en eau douce. Ce pays "grouille" de rivières et d’animaux piscivores (loutres, ours, cormorans, hérons, etc). La France est pleine de rivières aussi, mais la grande différence, c’est qu’il n’y a que 3 habitants au km² au Canada (93 hab/km² pour la France), avec d’immenses zones complètement désertifiées, où l’homme n’a jamais été drainé, recalibré, remblayé ou pollué... Il est très facile d’accuser le grand-cormoran de tous les maux, il est beaucoup plus difficile de reconnaître notre responsabilité directe dans tous les grands dérèglements écologiques auxquels nous assistons actuellement, à commencer par la disparition de plus de 90% zones humides de notre pays (ce sont pourtant les zones les plus poissonneuses et les plus grandes frayères de France).
Lire la lettre du ministre de l’écologie du 12/04/2005 répondant à une question de député sur le Grand Cormoran

10 février 2008, par live
Les gens qui n’ont pas une expérience de terrain suffisante ne réalisent pas tellement l’ampleur du problème.

Une chance que dans e lac dont tu parles l’impact ne soit pas aussi fort, et il est aussi clair que les poisson souffrent aussi d’autres problèmes. Prenons la pollution, dont on parle souvent. Elle n’est pas un problème aussi important que le cormoran. Je m’explique, il n’existe pas une seule pollution, mais une multitude, même les PCB... pourquoi on dit les ? ils y a des particuliers, des agriculteurs, des industries qui en ont utilisés, sous des formes et pour des usages divers et variés, donc on ne peut parler d’une pollution aux PCB, mais d’une multitude de pollutions.

Maintenant, le Cormoran est un seul et unique problème et dans de nombreuses régions et grandes rivières pourtant de bas de bassin, il cause plus de dégats qu’aucune pollution n’a jamais causé, et en plus on peut régler ce problème sans nuire à aucune activité économique ! Faudrait être partisan de l’anti développement durable de vouloir laisser faire les choses ?

On a actuellement plus de 90 000 cormorans au dernier recensement, chiffre fortement contesté et par moi le premier, vous dites qu’en tirant 30 000 ça ne sert à rien ? vous avez raison, mais ce n’est pas pour celà que la méthode est mauvaise. Prenons par exemple la Camargue, il n’y a jamais plus de 100 000canard, pourtant les chasseurs en tue chaque année près de 100 000 et il y en a chaque année autant (pourtant les écolos disent qu’ils en tirent trop, contradictoire non ?). Les phénomènes migratoires sont à prendre en compte sans parler de combler le vide. Ensuite certes, la nature comble le vide, enfin, si on veut... Les hivernants en France ne sont qu’une partie d’une population 5 fois plus grosse répartie sur des pays qui n’ont pas la même politique que nous. Donc forcément oui, 30 000 individus, ce n’est pas assez pour porter ses fruits.

Pour ce qui est des poissons lacheés par les pêcheurs, celà reste marginal. Sur les axes fluviaux, que représentent les quelques centaines de kilos de poisson lachés sur chacun des biefs de la Seine par exemple face aux centaines de tonnes mangées ou tuées sans être consommées par les cormorans(il est d’ailleurs fort dommage qu’aucune étude ne chiffre l’importance des quantités de poisson tués et laissés qui n’est pas négligeable...). Et puis, le rapport REDCAFE révèle que les plus gros dortoirs de cormorans se situent tous où il y a les plus faibles densités de poisson, ce qui laisse se demander s’il n’y a pas de lien de cause à effet, et qui certifient que ce ne sont pas les lachers qui soutiennent les densités de cormorans, mais leur capacité incontestée, même par les spécialistes, à exploiter à fond une ressource !
Pour finir, Le Canada a également un problème avec une autre espèce de Cormoran, qu’il commence il me semble à réguler aussi. Son voisin américain en fait autant, parfois en pleine période de nidification, pour un meilleur succès !

23 février 2008, par live
Après vérification, le Canada a exactement le même problème que, nous mais avec le Cormoran à aigrette. Cette espèce jadis protégée, a été déclassée de la liste des espèces protégées en 2006, non par plaisir mais par nécessité :

http://www.ontla.on.ca/web/bills/bills_detail.do ?locale=fr&BillID crayon=483&isCurrent=false&detailPage=bills_detail_the_bill

Nous devrions parfois suivre l’expérience d’autres pays tout aussi soucieux de l’environnement que nous, et parfois même plus...

3 septembre 2008, par gendreau
bien vous avez raison mais il y a beaucoup tros de cormorans il y a gros danger avec les pesticides et avec les cormorans rien ne sert de revenir aux erreurs du passe il faut ce battre maintenant ce grouper et ne pas avoir peur de rentrer en force dans ces deux problemes et de pas respecter des lois completement debiles

22 décembre 2010
Pitoyable... il est facile de rejetter la faute sur le Grand Cormorant, alors que l’Homme est le principal pilleur de la planète. C’est l’Homme qui menace directement la faune piscicole de part la surpêche et la pollution. Nous sommes omnivores, lui n’est que piscivore... Aller chercher l’erreur.
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