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    Coquelicot




  • Où la chercher ?

  • • Partout en France.
  • • Champs peu traités, terres remuées, talus, décombres.

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    Réseau Téla botanica, CC-BY-SA



  • Quand la cueillir ?

  • De février à début mai. Il arrive qu’on puisse en trouver en automne ou en janvier, après des épisodes pluvieux et doux.

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Papaver rhoeas L. (Papavéracées)
- Papaver : de papauer, nom latin du Pavot, P. somniferum,
- rhoeas : du nom latin de la plante, papauer rhoeas, emprunté au grec rhoias mêkôn : les Anciens le faisaient dériver du verbe rheô, “couler”, “pour la rapidité avec laquelle ses fleurs tombent” (Dioscoride) ; on a aussi pensé à une allusion à la couleur des pétales, rouge comme la grenade (rhoia).
Nom français
Coquelicot : onomatopée reproduisant le chant du coq (comme cocorico en français et cacaracà en occitan) ; la fleur ressemble à la crête du volatile.
Noms de la plante en rosette
Languedoc
Rosèla, Rosarèla, Grausèla : dérivé du nom de la rose, comme l’italien rosolaccio, par comparaison avec une rose rouge.
Provence
Roela, Rosèla.
Noms de la plante en fleurs
Languedoc
Capròsa, Cacaracà, Parpèl, Mal d’uèlhs*
Provence
Cacaracà, Gueringuingau, Mau D d’uelhs, Gaugalin.
Localisation non-specifiée
Jalàs, Jalhard, Polagau, Flor de babi, Flor Berberi, Parapèu, Capròsa, Flor de maissa.

Un peu d'histoire

Les coquelicots ont été introduits du Proche-Orient avec les céréales dès les débuts de l’agriculture au néolithique. On a trouvé des fleurs dans les sépultures égyptiennes du XII e siècle avant J.-C. Théophraste (IV e siècle av. J.-C.) rapporte qu’il “ressemble à la chicorée sauvage, ce qui fait qu’il est aussi mangé”. Il est cité comme salade sauvage par Gaut (1876) et reste toujours consommé aujourd’hui, y compris dans des plats ’herbes cuites.
De nos jours, le coquelicot symbolise le sang des soldats morts au front, et la couleur rouge du drapeau français, avec le bleuet (Cyanus segetum Hill) pour le bleu et la marguerite (Leucanthemum vulgare Lam.) pour le blanc.

Comment reconnaître les coquelicots ?

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    Ce sont des plantes annuelles en rosettes peu appliquées au sol, à racines blanc crème. La présence d’un latex blanc ou aqueux au niveau du collet est inconstante.
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    Réseau Téla botanica, CC-BY-SA
    Les feuilles sont poilues, les poils un peu hérissés à la base du pétiole strié. Les découpures sont très variables d’un pied à l’autre et sur un même pied. Elles peuvent être deux fois complètement découpées. Le pétiole est brusquement élargi à la base.
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Réseau Téla botanica, CC-BY-SA
Les fleurs sont rouges à quatre pétales chiffonnés.

Goût : doux et agréable.
Odeur : peu caractéristique.

Salades ressemblantes

- P. dubium L., P. argemone L. et P. hybridum L. (P. hispidum Lam. dans Coste), proches du coquelicot commun, poussent dans les mêmes milieux et ont les mêmes usages.

P. somniferum L. se rencontre occasionnellement sur les décombres et dans les terrains vagues ; il a les feuilles relativement plus grandes et très glauques.

À l’état jeune, avec les anthémis et les matricaires (Composées) : plantes des friches à feuilles très découpées, très souvent poilues et blanchâtres, odorantes lorsqu’on les froisse, à fleurs ressemblant à celles de la marguerite.