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    Nasitort



  • Où la chercher ?

  • • Un peu partout en France, commune en Languedoc et Provence.
  • • Garrigues, terrains très pâturés et terrains vagues.

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    Réseau Téla Botanica, CC-BY-SA

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Lepidium graminifolium L. (Crucifères)
- Lepidium : voir //Lepidium draba//
- graminifolium : à feuilles de graminée.
Provence
Naston : déformation de Nasitòrt,
Naston sauvatge ou fèr* : sauvage.
Languedoc
Nanitòrt, Janitòrt : déformation de Nasitòrt : tord-nez, allusion à l’odeur et au goût piquant de la plante,
Nasitòrt salvatge.


Quand la cueillir ?

D’octobre à avril. Les épisodes pluvieux font apparaître de nouveaux bouquets de feuilles sur les souches.

Un peu d'histoire

Cette plante était employée dans le Midi de l’Europe comme succédané du cresson alénois ou nasitort (L. sativum L.), et est citée comme salade par Rabelais sous le nom de “couille à l’évesque” et par Boucoiran dans son dictionnaire (1875).
Le cresson alénois (déformation d’orlénois, “d’Orléans”) ou nasitort (du nom latin de la plante Nasturtium, “qui tord le nez”) est une espèce cultivée très ancienne, connue de l’Éthiopie à la Méditerranée et à l’Asie centrale. C’était une adventice des champs de lin. En Éthiopie et dans le monde arabe, on utilise surtout les graines (vendues comme cressonnette dans les épiceries arabes) à des fins médicinales, condimentaires, pour en faire des boissons ou en extraire de l’huile. Les Romains le mêlaient à la laitue fade (Pline). Le cresson alénois était encore consommé en France au XVIII e siècle pour relever le goût de salades de laitue ou de chicorée. Il ne sert plus aujourd’hui que comme “blé de la Sainte-Barbe” et comme test de disparition des herbicides à cause de sa croissance très rapide. Par contre, il fait l’objet aux Pays-Bas et dans les autres pays germaniques et anglo-saxons d’une production commerciale pour ses plantules coupées aux ciseaux et utilisées en salade.

Comment la reconnaître ?

La plante existe sous deux formes :
- subsp. graminifolium répartie sur toute l’aire de l’espèce : plante herbacée (parfois ligneuse à la base) à poils rares ou absents, les feuilles sont profondément dentées (parfois jusqu’à ON la nervure), les fleurs ont un calice verdâtre.
- subsp. suffruticosum P. Monts. répandue en Europe dans la région ouest-méditerranéenne : souche ligneuse sortant de terre avec des tiges finement poilues, les feuilles sont très longuement pétiolées avec quelques dents au sommet ; les fleurs ont un calice rouge pourpre.

Le L. graminifolium se présente en petite touffe vivace de feuilles dressées, vert sombre, la souche est presque ligneuse (présence de bois), avec des vieilles tiges séchées (inflorescences).

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    Réseau Téla Botanica, CC-BY-SA
    Les feuilles, longuement pétiolées, sont lancéolées, entières, dentées ou découpées jusqu’à la nervure centrale qui est verte. Elles ont quelques poils, ou sont parfois velues. Les segments sont dirigés vers le haut.
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Réseau Téla Botanica, CC-BY-SA
Les fleurs sont petites, blanches, à quatre pétales.

Goût et odeur : piquants de Cresson.

Attention aux confusions

Cephalaria leucantha (L.) Roemer et Schultes : feuilles opposées portées par de petites tiges, à dents terminées par une arête fine (lieux pierreux très secs, rochers et éboulis). Elle a des fleurs blanches.

– Certaines marguerites du groupe Leucanthemum vulgare Lam. : feuilles un peu charnues, plus ou moins aromatiques. La souche est courte, oblique.