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    Pissenlit




  • Où la chercher ?

  • • Partout en France jusqu’à 2 000 mètres d’altitude.
  • • Parfois très abondante dans les prairies et pâturages gras, les fossés, les lisières. Dans le Midi, elle reste confinée aux sols frais.

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Taraxacum sect. Ruderalia (Composées)
- Taraxacum : nom latin donné par les apothicaires de la fin du Moyen Âge : de l’arabe tarakhchaqûn (Ibn al-Beithar).
- ruderalia, de ruderalis ; qui croît dans les décombres et le long des murailles.
Nom français
Pissenlit : allusion aux propriétés diurétiques de la racine, mot du XV e . Un autre nom, dent-de-lion, se réfère aux dents grossières des feuilles.
Languedoc
Morre porcin*, Morre de pòrc* : groin de cochon, grimace, Pissalièch, Pissachin, Pissagós : allusion à ses propriétés diurétiques,
Mal d’uèlhs* : maux d’yeux, Petalaganha : faire éclater les tiges creuses en y soufflant comme dans une trompette,
Lachasson*, Reponchon*, Morre d’ase, Cicorèia jauna.
Provence
Morre de pòrc*, Morre porcin*, Pissaliech, Pissachin, Dent-de-lion (de Dens leonis).
Localisation non spécifiée
Barraban, Cicorèia de prat.


Quand la cueillir ?

Dès l’automne dans le Midi.
Jusqu’en mai-juin en zones d’altitude.

Un peu d'histoire

Fournier pose cette question : “Si cette plante existait dans l’Antiquité, comment a-t-elle pu passer inaperçue ?” et il croit son extension en Occident plus tardive et contemporaine des invasions barbares. En fait, le pissenlit est surtout commun dans l’Europe tempérée, et il a dû être pris pour un type de chicorée en région méditerranéenne. Il est probable que ce soit l’apapê ou aphakê que Théophraste mentionne parmi les légumes sauvages, et l’aphace que Pline signale comme consommé par les Egyptiens. Le pissenlit apparaît cultivé comme salade depuis le XVIII e , et parfois blanchi par buttage ou en posant un pot à fleur par-dessus. Dans les prés, on le trouve étiolé naturellement dans les taupinières. Sa culture commerciale prend de l’importance à partir de 1857 à Montmagny (Val-d’Oise) pour approvisionner la région parisienne, mais l’arrivée de l’endive et des laitues d’hiver du Midi vont lui faire perdre son statut de salade d’hiver. Par contre, une technique de forçage en caves dans la région de Dunkerque donne toujours le pissenlit blanc, qui subsiste comme spécialité parfois erronément qualifiée de “barbe-de-capucin”.

Comment la reconnaître ?

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    Ce sont des plantes vivaces en rosette, à cœur feutré (avec de longs poils plus ou moins enchevêtrés), elles produisent un latex abondant. La souche épaisse, charnue, est blanche à écorce brun sombre. Il y a très souvent un bouton floral au centre de la rosette.
Le groupe exhibe une grande diversité morphologique.
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    Les feuilles sont très diversement découpées (parfois jusqu’à la nervure centrale) ou presque entières.
Elles sont avec ou sans poils (clairsemés), et chez certaines espèces le pétiole est creux.
Le cœur de la rosette est feutré de poils.
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Les fleurs, groupées en capitules solitaires, sont portées par des tiges creuses sans feuilles.
Les bractées sont dirigées vers le bas.

Goût : amertume variable.
Odeur : non caractéristique.

Salades ressemblantes

Les botanistes ont décrit plus d’un millier d’espèces de pissenlits, dont l’identification nécessite fleurs et fruits, beaucoup de persévérance, voire de foi, et n’a de surcroît aucun intérêt pratique. Il s’agit en fait d’autant de lignées qui se reproduisent fidèlement par graines. D’autres pissenlits de groupes voisins sont difficilement discernables en rosette. Ils sont plus petits, très amers, et donc peu intéressants pour la consommation.