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    Pourpier




  • Où la chercher ?

  • • Partout en France, plus abondant dans le Sud-Est.
  • • Cultures, jardins, dunes et terrains vagues.

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  • Quand la cueillir ?

  • De juin à septembre. C’est la seule salade sauvage strictement estivale.


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Portulaca oleracea L. (Portulacacées)
- Portulaca : l’un des noms latins de la plante, de sens apparent “petite porte”, par allusion au fruit en capsule qui s’ouvre comme un couvercle. Mais d’autres noms proches, porcillaca, porcacla, porcastrum, *porcillana (d’où viennent le français porcelaine et l’anglais purslane). Ces noms dérivent de porcus, qui a le double sens de “porc” (le pourpier serait apprécié par les porcs) et de “vulve” (le pourpier étant alors “l’herbe à la matrice”, usage médicinal attesté par Pline et Dioscoride).
- oleracea : employé comme légume.
Il existe deux sous-espèces :
subsp. oleracea : sauvage, qui pousse dans les cultures et les jardins,
subsp. sativa (Haw.) Schübler & G.Martens : cultivée, rarement échappée de culture, plus grande, à port dressé.
P. grandiflora Hooker originaire d’Amérique du Sud, cultivée pour ses grandes fleurs (5 cm), ne se mange pas.
Nom français
Pourpier : du latin pullipes : pied de poulet, à cause de la forme de la plante.
Languedoc
Bortolaiga, Portolaga : vient de portulaca (le premier avec attraction de aiga : eau),
Camba de polh : jambe de poule.
Provence
Bortolaiga, Porcelana.
Localisation non-specifiée
Pripet, Pripola, Porchalha, Bostoraga...
Porchalha vient du latin porcacla.

Un peu d’histoire

Le pourpier serait originaire de l’ouest de l’Asie, et se serait répandu comme adventice et comme plante cultivée. Il est devenu une adventice cosmopolite.
Les Romains le cultivaient. Au Moyen Âge, les Arabes le prisaient fort et l’appelaient baqla mubârakâ, “légume béni”, parce que Mahomet, ayant une plaie au pied, marcha sur du pourpier et en fut guéri par son suc. Au XVI siècle, Ruel et Daléchamps mentionnent d’une forme cultivée, et précisent que le pourpier était alors confit pour l’hiver et pour le Carême avec du verjus, du sel et du vinaigre. En France, le pourpier était à la mode au XVII e siècle, et Boileau consacre l’une de ses satires à un repas ridicule où figure une salade de pourpier jaune. Vilmorin-Andrieux le mentionne comme plante potagère en 1883 et 1904. Ducomet ajoute que, dans le Nord, on le
consommait cuit alors qu’il l’était cru dans le Sud. Nous avons néanmoins trouvé en Provence des recettes de tians (mot provençal désignant un récipient en terre cuite qui a donné son nom à divers plats), de gratins et de soupes.
La consommation du pourpier sauvage s’est poursuivie en parallèle avec celle du cultivé, qui subsiste dans les jardins familiaux.

Comment la reconnaître ?

C’est une plante annuelle d’été, entièrement charnue, à tiges rougeâtres, couchées ou redressées et ramifiées. La racine pivotante est blanchâtre.

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Les feuilles opposées ont un pétiole court. Elles sont obovales, en coin à la base, parfois échancrées, très brillantes, leur couleur va du vert au rouge.

Les fleurs sont jaunes à quatre-six pétales. Le pourpier doit être cueilli très jeune, car il donne vite des fruits durs.







Goût : doux et agréable.
Odeur : non caractéristique.